Cabinet du
Docteur  FICHERE
 
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Les opérations
Historique  I  Présentation  I    Les opérations :  
 Angioplastie iliaque

 A QUOI SERT L’ARTERE ILIAQUE ?

L’artère iliaque est l’artère nourricière principale du membre inférieur. Elle se situe profondément, au niveau de l’abdomen, sous l’ombilic, juste devant les os du bassin. Elle se prolonge par l’artère fémorale au niveau du pli de l’aine.
Dans la majorité des cas, lorsqu’une artère se sténose (rétrécit), progressivement le réseau de suppléance se développe et assure une oxygénation normale du membre. Au cours d’un effort (marche, course), les besoins musculaires augmentent et nécessitent un apport sanguin supplémentaire qui ne peut être fourni lorsque l’artère est rétrécie.


 QUELLE LESION EST A L’ORIGINE DU RETRECISSEMENT DE L’ARTERE ILIAQUE ?

La maladie athéromateuse est à l’origine de la majorité des lésions artérielles. La plaque athéromateuse consiste en une accumulation dans la paroi de l’artère de lipides (graisses), de glucides (sucres), de tissus fibreux et de dépôts calcaires. Cette plaque peut se compliquer en se fracturant à l’intérieur de l’artère ce qui peut entraîner soit une embolie soit une thrombose de l’artère. Ces plaques athéromateuses se développent préférentiellement au niveau des bifurcations en raison des turbulences du flux sanguin. La maladie athéromateuse est favorisée par les facteurs de risque cardio-vasculaire : tabac, hypertension artérielle, anomalies lipidiques (cholestérol), diabète.


 COMMENT SE TRADUIT UNE STENOSE ILIAQUE ?

La sténose iliaque peut être asymptomatique et découverte au cours d’un examen médical systématique par votre médecin généraliste ou par un médecin spécialiste (angéiologue, cardiologue).

Les manifestations cliniques (artérite) sont liées au degré de rétrécissement de l’artère et sont classées en deux stades de gravité croissante :
- Douleurs d’effort : Douleur à type de crampe ou de sensation de fatigue de certains groupes musculaires (fesse, cuisse, mollet), déclenchée par l’exercice physique et disparaissant au repos. Cette douleur survient à la marche, jamais au repos ou à la station debout. Il peut également s’agir de sensation de serrement, de torsion, de brûlures ou un simple engourdissement du membre. La distance parcourue avant la survenue de la douleur (périmètre de marche) peut varier de moins de quelques mètres à plus de 500 mètres et constitue un bon indice de sévérité de la maladie.

- Douleurs de repos : Il s’agit de douleurs nocturnes intenses, souvent intolérables, siégeant au niveau des extrémités (orteils, pieds) qui sont froides. Ces douleurs obligent le patient à laisser pendre la jambe hors du lit et cèdent alors très progressivement. Elles traduisent un degré plus avancé de la maladie et imposent un avis médical urgent avant la survenue d’ulcères ou de gangrène.
Dans de rares cas, la sténose iliaque peut être diagnostiquée au cours du bilan de troubles sexuels (difficultés d’érection).


 EXISTE-T-IL UNE ALTERNATIVE AU TRAITEMENT CHIRURGICAL ?

Avant d’envisager une intervention chirurgicale, il est impératif de bénéficier de la réalisation d’un examen écho-doppler.
La prescription d’un traitement médical anti-agrégant plaquettaire est la règle. Cette classe thérapeutique a prouvé son efficacité : les médicaments de référence sont l’aspirine et la ticlopidine (Ticlid, Plavix). La lutte contre les facteurs de risque vasculaire par des mesures hygiéno-diététiques (marche régulière, arrêt du tabac, régime alimentaire) et médicamenteuses (vasodilatateurs) permet d’espérer la stabilisation des lésions.


 QUELLES SONT LES MODALITES DE L’INTERVENTION CHIRURGICALE ?

L’intervention est pratiquée, au bloc opératoire, sous anesthésie générale ou anesthésie locale.
Elle consiste à ponctionner l’artère fémorale (au pli de l'aine) pour introduire un cathéter muni à son extrémité d’un ballon gonflable. Le ballon est positionné sous contrôle radiologique au niveau de la sténose, puis gonflé grâce à une seringue équipée d’un manomètre. Dans les cas où le contrôle radiologique n’est pas immédiatement satisfaisant, le chirurgien met en place par le même procédé un ressort métallique (stent) afin de maintenir l’artère « ouverte ». Après avoir retiré le cathéter, un pansement compressif est maintenu jusqu’au soir.
La durée de l’hospitalisation n’excède pas 2 jours et selon les cas peut même être envisagée à titre ambulatoire.
La marche immédiate est recommandée et le traitement anti-agrégant plaquettaire antérieurement prescrit le plus souvent est repris.
Vous serez revu en consultation par votre chirurgien au premier mois post-opératoire afin d’envisager les modalités de la surveillance ultérieure.
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